samedi 23 janvier 2010

Loger les pauvres

tenements dans le Lower East Side, NY

L'accroissement urbain pose des problèmes de logement : les nouvelles constructions ne sont faites que pour les plus aisés. Les autres s’entassent. Dans les années 1840, commence la construction de tenements, logements pour pauvres : bâtiments de 5 étages ou plus, sans confort ni hygiène. En 1879, une loi oblige à ce que ces logements aient au moins une fenêtre par pièce. Les quartiers où se concentrent les tenements sont surpeuplés.


La première banlieue dortoir

Hippomobile sur Broadway, 1850

Brooklyn, avec les Brooklyn Heights dans les années 1810, est la 1° banlieue résidentielle américaine. Pour Dickens, Brooklyn est le dortoir de NY.

De grands problèmes de transports urbains se posent dans une ville de plus en plus grande : la 1° ligne de train de banlieue est ouverte en 1832 entre NY et Harlem. Ce sont des omnibus hippomobiles transportant 12 personnes, puis des tramways hippomobiles. Le métro aérien apparaît dans les années 1880, car NY connaît trop d’encombrements.

En 1850, le 1° ferry pour Brooklyn est mis en place, avec un départ toutes les 5 minutes.

Le pont de Brooklyn est inauguré en 1883, après 16 ans de travaux.
Le pont de Brooklyn en construction


Une ville d'ateliers


Imprimerie 1917

Développement des industries hors de Manhattan, où ne restent que les industries de confection, les imprimeries, l’édition.

Les 4/5° des emplois sont dans des petites structures (ateliers) vers 1840. Au milieu du XIX°s, la confection masculine est le 1° employeur de la ville, grâce à l’ouverture des marchés du Midwest et de la Californie.

Jusqu’en 1820, l’économie de NY est dépendante des marchés extérieurs : transit et exportation de céréales, etc… Mais ensuite, le marché local et continental se développe fortement.

Atelier de fabrique d'ours en peluche

... et financier

Assay Office, 1832, Wall Street

En même temps, la place financière de Wall Street se développe : multiplication des banques, surtout par les juifs allemands. La bourse des valeurs est ouverte au 40 Wall Street en 1817.

Un grand incendie dans le bas de Manhattan a lieu en 1835, causant d'importantes destructions : les banques et places financières vont être reconstruites dans le style néo classique (« gréco-yankee »), ou "Greek revival".

Dès lors, New York est la capitale financière du pays.

Le développement commercial...

Vue du port de NY 1848

Le commerce est centralisateur : on multiplie les canaux pour commercer et centraliser les échanges. Multiplication aussi du train et des bateaux vapeur. La 1° vraie gare de NY est Grand Central Terminal sur la 42°rue. Il est interdit de faire circuler des engins à vapeur en-dessous de cette ligne.

Multiplication des liaisons transatlantiques. Dans les années 1860, 2/3 des importations des Etats-Unis se font par NY.

Le développement de l’arrière pays qui fournit NY en céréales ainsi que de l’industrie entraîne la baisse des importations de produits manufacturés. Le principal produit d’exportation est le coton, mais aussi les céréales pour l’Angleterre, la France.

Broadway est la principale rue commerçante au XIX°s. S'y installent des grands magasins : the « ladies Mile » est situé près des riches résidences de la 5° avenue.

Les quais de NY qui souffraient d'encombrement sont aménagés. Le développement de ceux de Brooklyn, puis du New Jersey entraîne l'essor de ces quartiers.

L'aménagement des installations portuaires fin XIX°s en « piers », sorte de quais en avancée sur la rivière.

vendredi 22 janvier 2010

La naissance de la culture anglo-américaine

1654 marque l'arrivée des 1° juifs à NY : 23 personnes venues du Brésil hollandais qui a été perdu. D’origine espagnole ou portugaise, ces marranes avaient fui les persécutions antisémites aux Provinces Unies, puis au Brésil.
En 1790, les ¾ des New Yorkais sont d’origine britannique.
Le cœur de la ville est l’auberge : on s’y rencontre, on y fait des affaires. Le siège de la 1° municipalité de NY s’y est installé en 1663.
Les New Yorkais sont peu religieux, mais multiplient les courants religieux.
La culture est peu développée à NY : les habitants ont pour réputation de ne s’occuper que de l’argent.
On voit la formation d’une nouvelle culture :c'est l' anglo-américanisation.

Esclaves à NY

Il y a peu d’élites à NY jusqu’au milieu du XVIII°s, beaucoup d’esclaves noirs : c’est la province qui en a le plus au XVIII°s, grâce à la Compagnie des Indes qui gouverne la ville. A cette époque, avoir un esclave est tout à fait banal. Mais la plupart de ces esclaves appartiennent à la Compagnie des Indes, ils pratiquent pour elle des travaux non agricoles : ils sont charpentiers, forgerons, maçons, domestiques...

Vers 1710-1730, un New Yorkais sur 5 est un esclave, puis la proportion baisse à cause des artisans qui craignent la concurrence de la main d’œuvre servile, mais aussi par peur des révoltes.

Les esclaves ne représentent plus que 7,4% de la population new-yorkaise en 1790 (surtout des femmes et des enfants). Les esclaves n’ont pas le droit de former des familles ni de vivre ensemble. La fin du XVIII°s, voit une émancipation progressive des esclaves et l'apparition de communautés d’esclaves libres.

Les artisans forment la middling sort, classe intermédiaire qui représente environ ½ de la main d’oeuvre de la ville. Ils ont soutenu l’indépendance des Etats-Unis.